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Quelle personne du 19 è l'avocate belge Séverine Vandekerkove aurait aimé être ?

Le 27 janvier 2019
Quelle personne du 19 è l'avocate belge Séverine Vandekerkove aurait aimé être ?

Votre avocate en Belgique Séverine Vandekerkove disposant d'un cabinet à Tournai et à Bruxelles vous donne le portrait de la personne du 19 è siècle qu'elle aurait aimé incarner : Séverine

Séverine, le pseudo utilisé par Caroline Rémy, une journaliste du 19ème siècle et du début du 20 ème siècle. Elle était belle, libre et rebelle, combattante des droits de l'homme et féministe visionnaire. Elle combat l'erreur judiciaire et le mensonge. Ces derniers mots seront : « il faut toujours dire la vérité ». 

Elle défendit l'accès des femmes aux professions telles que médecins ou avocats et disait alors : « … La femme ne vivait que du pain que lui donnait l'homme en échange d'elle ; soit dans le mariage, soit dans la prostitution. Les cadres de la prostitution regorgent- il y a pléthore, pas assez de trottoirs pour toutes celles qui ont faim ! Restait le conjungo qui, au moins, assurait la tranquillité. Il ne l’assure plus. Ce pain qu'on donnait à l’épouse, on le lui fait si rare et si dur qu'elle préfère le gagner à la sueur de son visage et élève ses filles pour le célibat. À qui la faute ? Croyez-vous donc - sauf l'art, qui comporte une dose de rêve et de vocation - que ce soit pour son plaisir qu'on fasse un métier masculin, qu’on se refuse la maternité ou qu'on néglige ses enfants, qu'on s’expose au surmenage, aux froissements et aux cruautés de la concurrence masculine ? »

Première femme à la tête d'un grand quotidien "Le Cri du peuple", elle écrit ensuite, dans de très nombreux journaux de façon libre et indépendante gagnant confortablement sa vie tout en défendant farouchement la cause de la justice. 

Féministe visionnaire elle défend déjà le droit à l'avortement et le droit de vote des femmes et s'insurge contre les violences faites aux femmes. Elle manifeste en tête de cortège des suffragettes. Elle milite activement pour l'émancipation des femmes.

Elle ne supporte pas l'injustice et contribue à créer la Ligue des droits de l'homme .

Elle apporte son soutien dans l'affaire Dreyfus de par sa plume mais également de façon généreuse en organisant nombre de souscriptions.

Pourquoi Séverine a milité à travers le journalisme et n'a pas embrassé d'emblée la profession d'avocate?

Séverine avait en elle cette passion du combat contre l'injustice et le métier d'avocate lui aurait convenu à merveille.

Cependant, à l'époque où elle est née le métier d'avocat était interdit aux femmes.

En France, c'est seulement une loi du 1er décembre 1900 qui autorise les femmes à exercer la profession d'avocate.

En Belgique, la première femme docteur en droit, Marie Popelin, qui obtint son diplôme avec distinction demande en 1888 de prêter le serment pour accéder à la profession d'avocat. Cela lui sera refusé pour des motifs sexistes. La femme était alors considérée comme incapable et son rôle était celui de la maternité, des tâches ménagères et de la cohésion familiale. L'ironie est qu'elle est célibataire et n'a pas d'enfants…

C'est seulement une loi du 7 avril 1922 qui permet l’accès au Barreau. Cependant, pour devenir avocates, le consentement de leur mari était requis. 

C'est en 1976 seulement qu'une loi du 14 juillet  met fin à l’autorité maritale.

En quoi la personnalité de la journaliste Séverine touche l'avocate belge Séverine Vandekerkove 

L'avocate belge Séverine Vandekerkove se sent animée de la même passion pour la justice. Le sentiment d'injustice lui est insupportable et elle se bat pour restaurer ce qu'elle peut de juste et d'équitable. La profession d'avocat est une vocation. A 10 ans déjà elle a pu lire les misérables de Victor Hugo et être passionnée par la personnalité de l'avocat qui y était décrite. Son grand-père fut son héros. Il a sauvé de nombreux juifs pendant la deuxième guerre mondiale pour des raisons de justice et d'humanité. A 12 ans, elle a pu lire " un sac de billes" de Joseph Joffo et à nouveau son cœur et son âme criait de se battre pour la justice et l'humain. 

En tant qu'avocate elle se bat pour plus de justice dans un système qui a ses limites. Elle cherche le sens au-delà des lois et des formatages juridiques. C'est ainsi qu'elle multiplie, outre les formations juridiques, les formations en médiation, en psychologie et en pnl humaniste.

Dans ses combats, elle a notamment pu obtenir la condamnation de l'Etat belge par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

C'est un métier qu'elle a choisi par vocation et qu'elle pratique avec cœur. Pour elle la justice est une maîtresse impitoyable et parfois cruelle mais c'est sa plus grande histoire d'amour aussi.

Parmi les films qui l'émeuvent au plus haut point: " La liste de Schindler", " La vie est belle", " La bicyclette bleue", " Un long chemin vers la liberté" de Mandela, "Gandhi", " 10 years of a slave", " dites leur que je suis un homme"...

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